ÉCOLE ALPHANET ACADEMY
MATHÉMATIQUES – NS3
CHAPITRE 1 : LES FONCTIONS
Cours complet – Enseignement secondaire 3
Plateforme pédagogique en ligne
Discipline : Mathématiques Niveau : NS3 (Nouveau Secondaire 3) Chapitre : Les fonctions Public cible : Élèves de l’École Alphanet Academy Approche : Théorique, progressive, démonstrative et pratique
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Les fonctions constituent l’un des fondements essentiels des mathématiques. Elles permettent de décrire les relations entre différentes grandeurs, de modéliser des phénomènes réels, d’étudier les variations de quantités et de résoudre de nombreux problèmes scientifiques, économiques et techniques.
Dans la vie quotidienne, nous rencontrons constamment des situations qui peuvent être représentées par des fonctions :
- Le prix total d’un produit dépend de la quantité achetée.
- La distance parcourue dépend du temps et de la vitesse.
- Le salaire peut dépendre du nombre d’heures travaillées.
- L’aire d’un carré dépend de la longueur de son côté.
- La température peut varier en fonction du temps.
L’étude des fonctions permet donc de passer d’une situation concrète à une expression mathématique, puis d’utiliser cette expression pour effectuer des calculs, construire des tableaux et interpréter des graphiques.
Compétences générales à acquérir
À la fin de ce chapitre, l’élève devra être capable de :
- Comprendre la notion de relation entre deux ensembles.
- Définir une fonction et reconnaître ses caractéristiques.
- Distinguer une relation, une fonction et une application.
- Déterminer l’ensemble de départ, l’ensemble d’arrivée, le domaine de définition et l’image d’une fonction.
- Comprendre les notions d’injection, de surjection et de bijection.
- Déterminer et utiliser une application réciproque.
- Représenter graphiquement une fonction et interpréter son graphique.
- Effectuer des opérations sur les fonctions.
- Calculer une fonction composée.
- Reconnaître et étudier les principales fonctions numériques usuelles.
- Résoudre des problèmes mathématiques à l’aide des fonctions.
Organisation du chapitre
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Partie
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Contenu
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| — | — |
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Mise en route
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Découverte des fonctions
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A
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Fonctions et relations
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B
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Applications et bijections
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C
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Opérations sur les fonctions
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D
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Fonctions numériques usuelles
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Synthèse
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Formules et propriétés essentielles
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Évaluation
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Exercices d’application et problèmes
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MISE EN ROUTE : DÉCOUVRIR LES FONCTIONS
1. Situation-problème
Un établissement scolaire organise une excursion. Chaque élève doit payer 500 gourdes pour le transport.
Si xxx représente le nombre d’élèves participants et P(x)P(x)P(x) le montant total collecté, alors :
P(x)=500xP(x)=500xP(x)=500x
Complétons le tableau :
|
Nombre d’élèves xxx
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Montant P(x)P(x)P(x)
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| — | — |
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1
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500 G
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2
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1 000 G
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3
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1 500 G
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4
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2 000 G
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5
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2 500 G
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10
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5 000 G
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On remarque que chaque valeur de xxx détermine une seule valeur de P(x)P(x)P(x).
Ainsi, le nombre d’élèves permet de déterminer le montant total.
Cette correspondance est un exemple de fonction.
2. Une autre situation
Considérons un carré dont le côté mesure xxx centimètres.
Son périmètre est :
P(x)=4xP(x)=4xP(x)=4x
Son aire est :
A(x)=x2A(x)=x^2A(x)=x2
Pour un côté de 5 cm :
P(5)=4×5=20 cmP(5)=4\times5=20\text{ cm}P(5)=4×5=20 cm
A(5)=52=25 cm2A(5)=5^2=25\text{ cm}^2A(5)=52=25 cm2
Une même donnée xxx peut donc être associée à différentes fonctions selon la grandeur étudiée.
3. Questions de réflexion
- Qu’est-ce qu’une correspondance entre deux ensembles ?
- Une même valeur de départ peut-elle avoir plusieurs images dans une fonction ?
- Deux valeurs différentes peuvent-elles avoir la même image ?
- Comment peut-on représenter une fonction ?
- Pourquoi les fonctions sont-elles utiles dans les sciences ?
Ces questions nous conduisent à la définition mathématique des fonctions.
PARTIE A : FONCTIONS
Leçon 1 : Relations entre deux ensembles
1.1. Notion d’ensemble
En mathématiques, un ensemble est une collection d’objets bien déterminés appelés éléments.
Exemples :
A={1,2,3,4,5}A=\{1,2,3,4,5\}A={1,2,3,4,5}
B={a,b,c,d}B=\{a,b,c,d\}B={a,b,c,d}
On écrit :
2∈A2\in A2∈A
pour signifier que 2 appartient à l’ensemble A.
On écrit :
7∉A7\notin A7∈/A
pour signifier que 7 n’appartient pas à A.
1.2. Produit cartésien
Soient deux ensembles AAA et BBB.
Le produit cartésien de A par B, noté A×BA\times BA×B, est l’ensemble de tous les couples ordonnés (x,y)(x,y)(x,y) tels que :
x∈Aety∈Bx\in A \quad \text{et}\quad y\in Bx∈Aety∈B
Exemple :
Soient :
A={1,2},B={a,b}A=\{1,2\},\quad B=\{a,b\}A={1,2},B={a,b}
Alors :
A×B={(1,a),(1,b),(2,a),(2,b)}A\times B=\{(1,a),(1,b),(2,a),(2,b)\}A×B={(1,a),(1,b),(2,a),(2,b)}
Attention : en général,
A×B≠B×AA\times B\neq B\times AA×B=B×A
car les couples sont ordonnés.
1.3. Définition d’une relation
Une relation RRR de A vers B est une partie du produit cartésien A×BA\times BA×B.
Autrement dit :
R⊆A×BR\subseteq A\times BR⊆A×B
Les éléments de R sont des couples appelés couples associés par la relation.
Exemple :
Soient :
A={1,2,3},B={2,4,6,8}A=\{1,2,3\},\quad B=\{2,4,6,8\}A={1,2,3},B={2,4,6,8}
Considérons la relation :
R={(1,2),(2,4),(3,6)}R=\{(1,2),(2,4),(3,6)\}R={(1,2),(2,4),(3,6)}
Cette relation associe :
- 1 à 2 ;
- 2 à 4 ;
- 3 à 6.
On peut représenter cette relation par un diagramme sagittal :
Relation R
Chaque flèche représente un couple de la relation.
1.4. Domaine et image d’une relation
Le domaine d’une relation est l’ensemble des premières composantes de ses couples.
L’image est l’ensemble des deuxièmes composantes.
Pour :
R={(1,2),(2,4),(3,6)}R=\{(1,2),(2,4),(3,6)\}R={(1,2),(2,4),(3,6)}
On a :
DR={1,2,3}D_R=\{1,2,3\}DR={1,2,3}
Im(R)={2,4,6}Im(R)=\{2,4,6\}Im(R)={2,4,6}
Le codomaine ou ensemble d’arrivée peut contenir des éléments qui ne sont pas des images.
Leçon 2 : Définition d’une fonction
2.1. Définition
Soient deux ensembles E et F.
Une fonction fff de E vers F est une relation qui associe à chaque élément xxx de E un unique élément yyy de F.
On note :
f:E⟶Ff:E\longrightarrow Ff:E⟶F
x⟼f(x)x\longmapsto f(x)x⟼f(x)
L’élément f(x)f(x)f(x) est appelé l’image de x par f.
L’élément x est appelé un antécédent de f(x)f(x)f(x).
2.2. Exemple
Considérons :
f:R⟶Rf:\mathbb R\longrightarrow\mathbb Rf:R⟶R
f(x)=2x+3f(x)=2x+3f(x)=2x+3
Calculons quelques images :
f(0)=2(0)+3=3f(0)=2(0)+3=3f(0)=2(0)+3=3
f(1)=2(1)+3=5f(1)=2(1)+3=5f(1)=2(1)+3=5
f(2)=2(2)+3=7f(2)=2(2)+3=7f(2)=2(2)+3=7
f(−2)=2(−2)+3=−1f(-2)=2(-2)+3=-1f(−2)=2(−2)+3=−1
Ainsi :
|
Antécédent x
|
Image f(x)
|
| — | — |
|
-2
|
-1
|
|
0
|
3
|
|
1
|
5
|
|
2
|
7
|
2.3. Reconnaître une fonction
Une relation est une fonction si chaque élément de son domaine possède exactement une image.
Cas 1 : Fonction
Chaque élément de départ possède une seule flèche sortante.

Cas 2 : Pas une fonction
Un élément de départ possède deux images différentes.

2.4. Notation fonctionnelle
Si :
f(x)=x2+1f(x)=x^2+1f(x)=x2+1
Alors :
f(3)=32+1=10f(3)=3^2+1=10f(3)=32+1=10
f(−2)=(−2)2+1=5f(-2)=(-2)^2+1=5f(−2)=(−2)2+1=5
Il faut retenir que :
f(x)≠f×xf(x)\neq f\times xf(x)=f×x
La notation f(x)f(x)f(x) désigne la valeur de la fonction pour l’entrée x.
2.5. Déterminer un antécédent
Soit :
f(x)=3x−2f(x)=3x-2f(x)=3x−2
Déterminons l’antécédent de 10.
On résout :
3x−2=103x-2=103x−2=10
3x=123x=123x=12
x=4\boxed{x=4}x=4
Donc 4 est l’antécédent de 10.
2.6. Domaine de définition
Le domaine de définition d’une fonction est l’ensemble des valeurs de x pour lesquelles son expression a un sens.
Exemples :
Fonction polynomiale :
f(x)=x2−3x+2f(x)=x^2-3x+2f(x)=x2−3x+2
Df=RD_f=\mathbb RDf=R
Fonction rationnelle :
g(x)=1x−4g(x)=\frac{1}{x-4}g(x)=x−41
Le dénominateur ne peut pas être nul :
x−4≠0x-4\neq0x−4=0
Donc :
Dg=R∖{4}D_g=\mathbb R\setminus\{4\}Dg=R∖{4}
Fonction racine :
h(x)=x−2h(x)=\sqrt{x-2}h(x)=x−2
Il faut :
x−2≥0x-2\geq0x−2≥0
Donc :
Dh=[2,+∞[D_h=[2,+\infty[Dh=[2,+∞[
À retenir – Partie A
- Une relation est un ensemble de couples.
- Une fonction associe une seule image à chaque élément de son domaine.
- L’image de x est f(x)f(x)f(x).
- Un antécédent est une valeur de départ.
- Le domaine de définition contient toutes les valeurs admissibles de x.
PARTIE B : APPLICATIONS – INJECTIONS – SURJECTIONS – BIJECTIONS
Leçon 3 : Applications
3.1. Définition
Une application est une fonction définie sur un ensemble de départ E et à valeurs dans un ensemble d’arrivée F, telle que chaque élément de E possède exactement une image dans F.
On note :
f:E⟶Ff:E\longrightarrow Ff:E⟶F
L’ensemble E est appelé domaine de départ et F ensemble d’arrivée.
L’image de E par f est :
f(E)={f(x)∣x∈E}f(E)=\{f(x)\mid x\in E\}f(E)={f(x)∣x∈E}
On a toujours :
f(E)⊆Ff(E)\subseteq Ff(E)⊆F
3.2. Exemple
Soient :
E={1,2,3},F={a,b,c,d}E=\{1,2,3\},\quad F=\{a,b,c,d\}E={1,2,3},F={a,b,c,d}
Définissons :
f(1)=a,f(2)=b,f(3)=bf(1)=a,\quad f(2)=b,\quad f(3)=bf(1)=a,f(2)=b,f(3)=b
Alors :
f(E)={a,b}f(E)=\{a,b\}f(E)={a,b}
Les éléments c et d appartiennent à F mais ne sont pas atteints par l’application.
3.3. Égalité de deux applications
Deux applications f et g sont égales si et seulement si :
- Elles ont le même ensemble de départ.
- Elles ont le même ensemble d’arrivée.
- Elles associent la même image à chaque élément du domaine.
Ainsi :
f=g ⟺ ∀x∈E, f(x)=g(x)f=g\iff \forall x\in E,\ f(x)=g(x)f=g⟺∀x∈E, f(x)=g(x)
Exemple :
f(x)=x2f(x)=x^2f(x)=x2
g(x)=x×xg(x)=x\times xg(x)=x×x
Sur le même domaine et avec le même codomaine, ces deux applications sont égales.
En revanche, deux applications ayant la même expression mais des ensembles de départ différents ne sont pas nécessairement égales.
Leçon 4 : Injection
4.1. Définition
Une application f de E vers F est injective lorsque deux éléments distincts de E ont toujours des images distinctes.
Mathématiquement :
f(x1)=f(x2)⇒x1=x2\boxed{f(x_1)=f(x_2)\Rightarrow x_1=x_2}f(x1)=f(x2)⇒x1=x2
Une autre formulation équivalente est :
x1≠x2⇒f(x1)≠f(x2)x_1\neq x_2\Rightarrow f(x_1)\neq f(x_2)x1=x2⇒f(x1)=f(x2)
Une application injective ne donne jamais la même image à deux antécédents distincts.
4.2. Exemple d’injection
Soit :
f:R⟶Rf:\mathbb R\longrightarrow\mathbb Rf:R⟶R
f(x)=2x+1f(x)=2x+1f(x)=2x+1
Démontrons que f est injective.
Supposons :
f(x1)=f(x2)f(x_1)=f(x_2)f(x1)=f(x2)
Alors :
2×1+1=2×2+12x_1+1=2x_2+12×1+1=2×2+1
2×1=2x22x_1=2x_22x1=2×2
x1=x2x_1=x_2x1=x2
Donc f est injective.
4.3. Exemple de non-injection
Considérons :
f:R⟶Rf:\mathbb R\longrightarrow\mathbb Rf:R⟶R
f(x)=x2f(x)=x^2f(x)=x2
On a :
f(2)=4f(2)=4f(2)=4
et :
f(−2)=4f(-2)=4f(−2)=4
Or :
2≠−22\neq-22=−2
Donc f n’est pas injective sur R\mathbb RR.
4.4. Remarque importante
La fonction f(x)=x2f(x)=x^2f(x)=x2 devient injective si son domaine est limité à [0,+∞[[0,+\infty[[0,+∞[.
Le caractère injectif dépend donc des ensembles de départ et d’arrivée.
Leçon 5 : Surjection
5.1. Définition
Une application f de E vers F est surjective lorsque chaque élément de F possède au moins un antécédent dans E.
On écrit :
∀y∈F, ∃x∈E, f(x)=y\boxed{\forall y\in F,\ \exists x\in E,\ f(x)=y}∀y∈F, ∃x∈E, f(x)=y
Cela signifie que l’image de E est égale à F :
f(E)=F\boxed{f(E)=F}f(E)=F
5.2. Exemple de surjection
Soit :
f:R⟶Rf:\mathbb R\longrightarrow\mathbb Rf:R⟶R
f(x)=x+5f(x)=x+5f(x)=x+5
Pour montrer que f est surjective, prenons un réel quelconque y.
Résolvons :
y=x+5y=x+5y=x+5
x=y−5x=y-5x=y−5
Comme y−5∈Ry-5\in\mathbb Ry−5∈R, tout réel y possède un antécédent.
Donc f est surjective.
5.3. Exemple de non-surjection
Soit :
g:R⟶Rg:\mathbb R\longrightarrow\mathbb Rg:R⟶R
g(x)=x2g(x)=x^2g(x)=x2
Les images de g sont toujours positives ou nulles.
Ainsi :
g(R)=[0,+∞[g(\mathbb R)=[0,+\infty[g(R)=[0,+∞[
Les nombres négatifs ne possèdent aucun antécédent réel.
Donc g n’est pas surjective de R\mathbb RR vers R\mathbb RR.
Cependant :
g:R⟶[0,+∞[g:\mathbb R\longrightarrow[0,+\infty[g:R⟶[0,+∞[
est surjective.
Leçon 6 : Bijection
6.1. Définition
Une application est bijective si elle est à la fois injective et surjective.
Autrement dit, chaque élément de l’ensemble d’arrivée possède un unique antécédent.
Bijection=Injection+Surjection\boxed{\text{Bijection}=\text{Injection}+\text{Surjection}}Bijection=Injection+Surjection
6.2. Exemple
Soit :
f:R⟶Rf:\mathbb R\longrightarrow\mathbb Rf:R⟶R
f(x)=3x−4f(x)=3x-4f(x)=3x−4
- f est injective, car f(x1)=f(x2)f(x_1)=f(x_2)f(x1)=f(x2) implique x1=x2x_1=x_2x1=x2.
- f est surjective, car pour tout réel y, l’équation y=3x−4y=3x-4y=3x−4 admet la solution x=y+43x=\frac{y+4}{3}x=3y+4.
Donc f est bijective.
6.3. Tableau comparatif
|
Propriété
|
Signification
|
| — | — |
|
Injective
|
Au plus un antécédent par élément d’arrivée
|
|
Surjective
|
Au moins un antécédent par élément d’arrivée
|
|
Bijective
|
Exactement un antécédent par élément d’arrivée
|
6.4. Illustration conceptuelle
Les trois types d’applications
Injection
Des éléments de l’arrivée peuvent rester sans antécédent, mais aucune image n’est partagée.

Surjection
Toutes les valeurs d’arrivée sont atteintes, mais plusieurs éléments peuvent partager une image.

Bijection
Chaque élément d’arrivée est atteint une seule fois.

Leçon 7 : Application réciproque
7.1. Définition
Soit une application bijective :
f:E⟶Ff:E\longrightarrow Ff:E⟶F
L’application réciproque de f, notée f−1f^{-1}f−1, est l’application de F vers E qui associe à chaque élément y son unique antécédent par f.
f−1:F⟶Ef^{-1}:F\longrightarrow Ef−1:F⟶E
Si :
f(x)=yf(x)=yf(x)=y
alors :
f−1(y)=xf^{-1}(y)=xf−1(y)=x
7.2. Exemple détaillé
Soit :
f(x)=2x+6f(x)=2x+6f(x)=2x+6
Déterminons sa réciproque.
On pose :
y=2x+6y=2x+6y=2x+6
Isolons x :
2x=y−62x=y-62x=y−6
x=y−62x=\frac{y-6}{2}x=2y−6
On remplace y par x :
f−1(x)=x−62\boxed{f^{-1}(x)=\frac{x-6}{2}}f−1(x)=2x−6
7.3. Vérification
Une fonction et sa réciproque vérifient :
f−1(f(x))=xf^{-1}(f(x))=xf−1(f(x))=x
et :
f(f−1(x))=xf(f^{-1}(x))=xf(f−1(x))=x
Dans notre exemple :
f−1(f(x))=(2x+6)−62=xf^{-1}(f(x))=\frac{(2x+6)-6}{2}=xf−1(f(x))=2(2x+6)−6=x
La relation est vérifiée.
7.4. Méthode générale pour trouver la réciproque
- Écrire y=f(x)y=f(x)y=f(x).
- Résoudre cette égalité par rapport à x.
- Exprimer x en fonction de y.
- Remplacer y par x.
- Préciser les ensembles de définition et d’arrivée.
7.5. Propriétés
Si f est bijective, alors :
f−1∘f=IdEf^{-1}\circ f=Id_Ef−1∘f=IdE
f∘f−1=IdFf\circ f^{-1}=Id_Ff∘f−1=IdF
où IdIdId désigne l’application identité.
De plus :
(f−1)−1=f(f^{-1})^{-1}=f(f−1)−1=f
7.6. Exemple avec une fonction quadratique
Considérons :
f:[0,+∞[⟶[0,+∞[f:[0,+\infty[\longrightarrow[0,+\infty[f:[0,+∞[⟶[0,+∞[
f(x)=x2f(x)=x^2f(x)=x2
Cette application est bijective.
Sa réciproque est :
f−1(x)=x\boxed{f^{-1}(x)=\sqrt{x}}f−1(x)=x
Attention : la fonction x2x^2×2 définie sur tout R\mathbb RR n’est pas bijective vers R\mathbb RR. La restriction du domaine est nécessaire.
Leçon 8 : Représentation graphique des applications
8.1. Repère cartésien
Un repère cartésien est constitué de deux axes perpendiculaires :
- L’axe horizontal des abscisses.
- L’axe vertical des ordonnées.
Un point M du plan est représenté par ses coordonnées :
M(x,y)M(x,y)M(x,y)
Pour une fonction fff, les points de sa représentation graphique sont de la forme :
M(x,f(x))M(x,f(x))M(x,f(x))
8.2. Courbe représentative
La courbe représentative d’une fonction f est l’ensemble des points :
Cf={(x,f(x))∣x∈Df}C_f=\{(x,f(x))\mid x\in D_f\}Cf={(x,f(x))∣x∈Df}
8.3. Exemple : f(x)=2x+1f(x)=2x+1f(x)=2x+1
Construisons un tableau de valeurs.
|
x
|
-2
|
-1
|
0
|
1
|
2
|
| — | — | — | — | — | — |
|
f(x)
|
-3
|
-1
|
1
|
3
|
5
|
Les points sont :
(−2,−3),(−1,−1),(0,1),(1,3),(2,5)(-2,-3),(-1,-1),(0,1),(1,3),(2,5)(−2,−3),(−1,−1),(0,1),(1,3),(2,5)
Courbe de la fonction affine
Illustration de la droite représentative de f(x)=2x+1f(x)=2x+1f(x)=2x+1.
8.4. Test graphique d’une fonction
Une courbe représente une fonction de x si toute droite verticale la coupe au plus une fois.
C’est le test de la droite verticale.
8.5. Représentation graphique de la réciproque
Si f est bijective, les courbes de f et de f−1f^{-1}f−1 sont symétriques par rapport à la droite :
y=xy=xy=x
Cette propriété vient de l’échange des coordonnées :
(x,y)⟷(y,x)(x,y)\longleftrightarrow(y,x)(x,y)⟷(y,x)
8.6. Lecture graphique
À partir d’un graphique, on peut déterminer :
- L’image d’un nombre.
- Les antécédents d’une valeur.
- Les intersections avec les axes.
- Les intervalles de croissance et de décroissance.
- Les valeurs maximales et minimales, lorsqu’elles existent.
Application guidée
Soit :
f(x)=x2−4f(x)=x^2-4f(x)=x2−4
Calculons :
f(0)=−4f(0)=-4f(0)=−4
f(2)=0f(2)=0f(2)=0
f(−2)=0f(-2)=0f(−2)=0
Les antécédents de 0 sont :
x=−2oux=2x=-2\quad \text{ou}\quad x=2x=−2oux=2
La fonction n’est donc pas injective sur R\mathbb RR.
PARTIE C : OPÉRATIONS SUR LES FONCTIONS
Leçon 9 : Addition de deux fonctions
9.1. Définition
Soient f et g deux fonctions.
La somme de f et g est la fonction notée f+gf+gf+g, définie par :
(f+g)(x)=f(x)+g(x)\boxed{(f+g)(x)=f(x)+g(x)}(f+g)(x)=f(x)+g(x)
Son domaine est :
Df+g=Df∩DgD_{f+g}=D_f\cap D_gDf+g=Df∩Dg
9.2. Exemple
Soient :
f(x)=2x+3f(x)=2x+3f(x)=2x+3
g(x)=x2−1g(x)=x^2-1g(x)=x2−1
Alors :
(f+g)(x)=2x+3+x2−1(f+g)(x)=2x+3+x^2-1(f+g)(x)=2x+3+x2−1
Donc :
(f+g)(x)=x2+2x+2\boxed{(f+g)(x)=x^2+2x+2}(f+g)(x)=x2+2x+2
Calculons à x=2x=2x=2 :
(f+g)(2)=4+4+2=10(f+g)(2)=4+4+2=10(f+g)(2)=4+4+2=10
9.3. Propriétés
La somme des fonctions est commutative :
f+g=g+ff+g=g+ff+g=g+f
Elle est associative :
(f+g)+h=f+(g+h)(f+g)+h=f+(g+h)(f+g)+h=f+(g+h)
La fonction nulle est l’élément neutre :
f+0=ff+0=ff+0=f
Leçon 10 : Produit de deux fonctions
10.1. Définition
Le produit de f et g est :
(fg)(x)=f(x)×g(x)\boxed{(fg)(x)=f(x)\times g(x)}(fg)(x)=f(x)×g(x)
Son domaine est :
Dfg=Df∩DgD_{fg}=D_f\cap D_gDfg=Df∩Dg
10.2. Exemple
Soient :
f(x)=x+2f(x)=x+2f(x)=x+2
g(x)=x−3g(x)=x-3g(x)=x−3
Alors :
(fg)(x)=(x+2)(x−3)(fg)(x)=(x+2)(x-3)(fg)(x)=(x+2)(x−3)
En développant :
(fg)(x)=x2−x−6\boxed{(fg)(x)=x^2-x-6}(fg)(x)=x2−x−6
10.3. Propriétés
fg=gffg=gffg=gf
(fg)h=f(gh)(fg)h=f(gh)(fg)h=f(gh)
f(g+h)=fg+fhf(g+h)=fg+fhf(g+h)=fg+fh
Leçon 11 : Quotient de deux fonctions
11.1. Définition
Le quotient de f par g est :
(fg)(x)=f(x)g(x)\boxed{\left(\frac fg\right)(x)=\frac{f(x)}{g(x)}}(gf)(x)=g(x)f(x)
Il est défini uniquement lorsque :
g(x)≠0g(x)\neq0g(x)=0
Son domaine est donc :
Dfg={x∈Df∩Dg∣g(x)≠0}D_{\frac fg}=\{x\in D_f\cap D_g\mid g(x)\neq0\}Dgf={x∈Df∩Dg∣g(x)=0}
11.2. Exemple
Soient :
f(x)=x+1f(x)=x+1f(x)=x+1
g(x)=x−4g(x)=x-4g(x)=x−4
Alors :
(fg)(x)=x+1x−4\boxed{\left(\frac fg\right)(x)=\frac{x+1}{x-4}}(gf)(x)=x−4x+1
La condition est :
x−4≠0x-4\neq0x−4=0
Donc :
Dfg=R∖{4}D_{\frac fg}=\mathbb R\setminus\{4\}Dgf=R∖{4}
11.3. Erreur fréquente
On ne peut jamais diviser par zéro.
Par exemple :
x+2×2−9\frac{x+2}{x^2-9}x2−9x+2
Il faut résoudre :
x2−9≠0x^2-9\neq0x2−9=0
(x−3)(x+3)≠0(x-3)(x+3)\neq0(x−3)(x+3)=0
Donc :
D=R∖{−3,3}\boxed{D=\mathbb R\setminus\{-3,3\}}D=R∖{−3,3}
Leçon 12 : Composition de fonctions
12.1. Définition
Soient deux fonctions f et g telles que les valeurs de g puissent être utilisées comme entrées de f.
La composée de f par g, notée f∘gf\circ gf∘g, est définie par :
(f∘g)(x)=f(g(x))\boxed{(f\circ g)(x)=f(g(x))}(f∘g)(x)=f(g(x))
On applique d’abord g, puis f.
12.2. Exemple détaillé
Soient :
f(x)=2x+1f(x)=2x+1f(x)=2x+1
g(x)=x2g(x)=x^2g(x)=x2
Calculons f∘gf\circ gf∘g.
(f∘g)(x)=f(g(x))(f\circ g)(x)=f(g(x))(f∘g)(x)=f(g(x))
Puisque :
g(x)=x2g(x)=x^2g(x)=x2
On obtient :
f(x2)=2×2+1f(x^2)=2x^2+1f(x2)=2×2+1
Donc :
(f∘g)(x)=2×2+1\boxed{(f\circ g)(x)=2x^2+1}(f∘g)(x)=2×2+1
Calculons maintenant g∘fg\circ fg∘f.
(g∘f)(x)=g(2x+1)(g\circ f)(x)=g(2x+1)(g∘f)(x)=g(2x+1)
=(2x+1)2=(2x+1)^2=(2x+1)2
(g∘f)(x)=4×2+4x+1\boxed{(g\circ f)(x)=4x^2+4x+1}(g∘f)(x)=4×2+4x+1
On remarque que :
f∘g≠g∘f\boxed{f\circ g\neq g\circ f}f∘g=g∘f
La composition n’est généralement pas commutative.
12.3. Propriété d’associativité
La composition est associative :
(f∘g)∘h=f∘(g∘h)(f\circ g)\circ h=f\circ(g\circ h)(f∘g)∘h=f∘(g∘h)
12.4. Composition et identité
f∘Id=Id∘f=ff\circ Id=Id\circ f=ff∘Id=Id∘f=f
12.5. Composition et réciproque
Si f et g sont bijectives :
(f∘g)−1=g−1∘f−1\boxed{(f\circ g)^{-1}=g^{-1}\circ f^{-1}}(f∘g)−1=g−1∘f−1
L’ordre des fonctions est inversé.
12.6. Exemple d’application concrète
Un magasin applique une taxe de 10 % sur le prix d’un produit, puis une réduction de 5 % sur le montant taxé.
Soit x le prix initial.
Taxation :
f(x)=1,10xf(x)=1,10xf(x)=1,10x
Réduction :
g(x)=0,95xg(x)=0,95xg(x)=0,95x
Le prix final est :
(g∘f)(x)=0,95(1,10x)(g\circ f)(x)=0,95(1,10x)(g∘f)(x)=0,95(1,10x)
(g∘f)(x)=1,045x\boxed{(g\circ f)(x)=1,045x}(g∘f)(x)=1,045x
Pour un produit de 1 000 gourdes :
Pf=1 045 gourdesP_f=1\,045\text{ gourdes}Pf=1045 gourdes
La composition permet de modéliser plusieurs transformations successives.
PARTIE D : LES FONCTIONS NUMÉRIQUES USUELLES
Leçon 13 : Les fonctions polynômes
13.1. Définition
Une fonction polynomiale est une fonction qui peut s’écrire sous la forme :
P(x)=anxn+an−1xn−1+⋯+a1x+a0\boxed{P(x)=a_nx^n+a_{n-1}x^{n-1}+\cdots+a_1x+a_0}P(x)=anxn+an−1xn−1+⋯+a1x+a0
où les coefficients aia_iai sont des nombres réels et n est un entier naturel.
Le terme de plus haut degré dont le coefficient est non nul détermine le degré du polynôme.
13.2. Exemples
Polynôme de degré 0 :
f(x)=5f(x)=5f(x)=5
Polynôme de degré 1 :
g(x)=3x−2g(x)=3x-2g(x)=3x−2
Polynôme de degré 2 :
h(x)=x2−4x+3h(x)=x^2-4x+3h(x)=x2−4x+3
Polynôme de degré 3 :
P(x)=2×3−x2+5x−1P(x)=2x^3-x^2+5x-1P(x)=2×3−x2+5x−1
Toutes les fonctions polynomiales sont définies sur :
R\boxed{\mathbb R}R
13.3. Fonction constante
f(x)=kf(x)=kf(x)=k
Sa représentation graphique est une droite horizontale.
13.4. Fonction affine
f(x)=ax+b\boxed{f(x)=ax+b}f(x)=ax+b
où a et b sont réels.
- a est le coefficient directeur.
- b est l’ordonnée à l’origine.
Si a>0a>0a>0, la fonction est strictement croissante.
Si a<0a<0a<0, elle est strictement décroissante.
Si a=0a=0a=0, elle est constante.
13.5. Fonction linéaire
Une fonction linéaire est une fonction de la forme :
f(x)=ax\boxed{f(x)=ax}f(x)=ax
Sa représentation graphique est une droite passant par l’origine.
13.6. Fonction carré
f(x)=x2\boxed{f(x)=x^2}f(x)=x2
Domaine :
Df=RD_f=\mathbb RDf=R
Image :
Im(f)=[0,+∞[Im(f)=[0,+\infty[Im(f)=[0,+∞[
Propriétés :
- Fonction paire.
- Décroissante sur ]−∞,0]]-\infty,0]]−∞,0].
- Croissante sur [0,+∞[[0,+\infty[[0,+∞[.
- Minimum égal à 0, atteint en x = 0.

13.7. Fonction cube
f(x)=x3\boxed{f(x)=x^3}f(x)=x3
Domaine :
Df=RD_f=\mathbb RDf=R
Image :
Im(f)=RIm(f)=\mathbb RIm(f)=R
Propriétés :
- Fonction impaire.
- Strictement croissante sur R\mathbb RR.
- Bijective de R\mathbb RR vers R\mathbb RR.
Sa fonction réciproque est :
f−1(x)=x3f^{-1}(x)=\sqrt33{x}f−1(x)=3x

Leçon 14 : La fonction valeur absolue
14.1. Définition
La valeur absolue d’un réel x, notée ∣x∣|x|∣x∣, représente sa distance à zéro sur la droite réelle.
∣x∣={xsi x≥0−xsi x<0\boxed{|x|=\begin{cases} x & \text{si }x\geq0\\ -x & \text{si }x<0 \end{cases}}∣x∣={x−xsi x≥0si x<0
Exemples :
∣5∣=5|5|=5∣5∣=5
∣−5∣=5|-5|=5∣−5∣=5
∣0∣=0|0|=0∣0∣=0
Loading
14.2. Fonction valeur absolue
f(x)=∣x∣\boxed{f(x)=|x|}f(x)=∣x∣
Son domaine est :
Df=RD_f=\mathbb RDf=R
Son image est :
Im(f)=[0,+∞[Im(f)=[0,+\infty[Im(f)=[0,+∞[
14.3. Propriétés
- La fonction est paire.
- Elle est décroissante sur ]−∞,0]]-\infty,0]]−∞,0].
- Elle est croissante sur [0,+∞[[0,+\infty[[0,+∞[.
- Elle admet un minimum égal à 0.
14.4. Représentation graphique

La courbe a la forme d’un V.
14.5. Équations avec valeur absolue
Pour a≥0a\geq0a≥0 :
∣x∣=a ⟺ x=a ou x=−a|x|=a\iff x=a\text{ ou }x=-a∣x∣=a⟺x=a ou x=−a
Exemple :
∣x∣=7|x|=7∣x∣=7
Les solutions sont :
S={−7,7}\boxed{S=\{-7,7\}}S={−7,7}
Pour une valeur strictement négative de a, l’équation ∣x∣=a|x|=a∣x∣=a n’a aucune solution réelle.
14.6. Inéquations
Pour a>0a>0a>0 :
∣x∣<a ⟺ −a<x<a|x|<a\iff -a<x<a∣x∣<a⟺−a<x<a
∣x∣>a ⟺ x<−a ou x>a|x|>a\iff x<-a\text{ ou }x>a∣x∣>a⟺x<−a ou x>a
Exemple :
∣x−2∣≤3|x-2|\leq3∣x−2∣≤3
−3≤x−2≤3-3\leq x-2\leq3−3≤x−2≤3
−1≤x≤5-1\leq x\leq5−1≤x≤5
Donc :
S=−1,5−1,5\boxed{S=−1,5-1,5}S=−1,5−1,5
Leçon 15 : Les fonctions rationnelles
15.1. Définition
Une fonction rationnelle est une fonction qui s’écrit comme le quotient de deux polynômes :
f(x)=P(x)Q(x)\boxed{f(x)=\frac{P(x)}{Q(x)}}f(x)=Q(x)P(x)
avec :
Q(x)≠0Q(x)\neq0Q(x)=0
Son domaine exclut les racines du dénominateur.
15.2. Exemple
f(x)=x+1x−2f(x)=\frac{x+1}{x-2}f(x)=x−2x+1
Condition :
x−2≠0x-2\neq0x−2=0
Donc :
Df=R∖{2}\boxed{D_f=\mathbb R\setminus\{2\}}Df=R∖{2}
15.3. Fonction inverse
La fonction inverse est :
f(x)=1x\boxed{f(x)=\frac1x}f(x)=x1
Domaine :
Df=R∖{0}D_f=\mathbb R\setminus\{0\}Df=R∖{0}
Image :
Im(f)=R∖{0}Im(f)=\mathbb R\setminus\{0\}Im(f)=R∖{0}
Propriétés :
- Fonction impaire.
- Strictement décroissante sur chacun des intervalles ]−∞,0-\infty,0−∞,0etet0,+∞0,+\infty0,+∞[.
- Sa courbe est une hyperbole.
- Les axes de coordonnées sont ses asymptotes.

15.4. Étude de signe de la fonction inverse
|
x
|
]−∞,0-\infty,0−∞,0[
|
0
|
]0,+∞0,+\infty0,+∞[
|
| — | — | — | — |
|
1/x1/x1/x
|
–
|
Non défini
|
|
15.5. Exemple de résolution
Résolvons :
x+2x−3=0\frac{x+2}{x-3}=0x−3x+2=0
Une fraction est nulle lorsque son numérateur est nul et son dénominateur non nul.
x+2=0x+2=0x+2=0
x=−2x=-2x=−2
La valeur -2 est autorisée.
Donc :
S={−2}\boxed{S=\{-2\}}S={−2}
Leçon 16 : La fonction racine carrée
16.1. Définition
La fonction racine carrée est définie par :
f(x)=x\boxed{f(x)=\sqrt{x}}f(x)=x
Elle associe à tout réel positif ou nul son unique racine carrée positive ou nulle.
16.2. Domaine de définition
La racine carrée d’un réel négatif n’est pas définie dans R\mathbb RR.
Il faut :
x≥0x\geq0x≥0
Donc :
Df=[0,+∞[\boxed{D_f=[0,+\infty[}Df=[0,+∞[
16.3. Tableau de valeurs
|
x
|
0
|
1
|
4
|
9
|
16
|
25
|
| — | — | — | — | — | — | — |
|
x\sqrt{x}x
|
0
|
1
|
2
|
3
|
4
|
5
|
16.4. Propriétés
- La fonction est strictement croissante sur son domaine.
- Son image est [0,+∞[[0,+\infty[[0,+∞[.
- Elle est la réciproque de la fonction carré restreinte à [0,+∞[[0,+\infty[[0,+∞[.

16.5. Règles de calcul
Pour a,b≥0a,b\geq0a,b≥0 :
ab=ab\sqrt{ab}=\sqrt a\sqrt bab=ab
Pour a≥0a\geq0a≥0 et b>0b>0b>0 :
ab=ab\sqrt{\frac ab}=\frac{\sqrt a}{\sqrt b}ba=ba
Attention :
a+b≠a+b\boxed{\sqrt{a+b}\neq\sqrt a+\sqrt b}a+b=a+b
en général.
16.6. Exemple
Simplifions :
72\sqrt{72}72
=36×2=\sqrt{36\times2}=36×2
=62=6\sqrt2=62
Donc :
72=62\boxed{\sqrt{72}=6\sqrt2}72=62
16.7. Équation avec racine
Résolvons :
x+5=4\sqrt{x+5}=4x+5=4
Condition :
x+5≥0x+5\geq0x+5≥0
En élevant au carré :
x+5=16x+5=16x+5=16
x=11\boxed{x=11}x=11
Vérification :
11+5=4\sqrt{11+5}=411+5=4
La solution est correcte.
Leçon 17 : La fonction partie entière
17.1. Définition
La partie entière d’un réel x, notée ⌊x⌋\lfloor x\rfloor⌊x⌋, est le plus grand entier inférieur ou égal à x.
Elle est caractérisée par :
⌊x⌋≤x<⌊x⌋+1\boxed{\lfloor x\rfloor\leq x<\lfloor x\rfloor+1}⌊x⌋≤x<⌊x⌋+1
17.2. Exemples
⌊3,7⌋=3\lfloor3,7\rfloor=3⌊3,7⌋=3
⌊8⌋=8\lfloor8\rfloor=8⌊8⌋=8
⌊−2,3⌋=−3\lfloor-2,3\rfloor=-3⌊−2,3⌋=−3
⌊−5⌋=−5\lfloor-5\rfloor=-5⌊−5⌋=−5
Attention : pour un nombre négatif non entier, on prend l’entier inférieur, et non celui qui est le plus proche de zéro.
17.3. Fonction partie entière
f(x)=⌊x⌋\boxed{f(x)=\lfloor x\rfloor}f(x)=⌊x⌋
Domaine :
Df=RD_f=\mathbb RDf=R
Image :
Im(f)=ZIm(f)=\mathbb ZIm(f)=Z
17.4. Propriétés
Pour tout entier n :
⌊x⌋=n ⟺ n≤x<n+1\lfloor x\rfloor=n \iff n\leq x<n+1⌊x⌋=n⟺n≤x<n+1
La fonction est croissante au sens large.
Elle est constante sur chaque intervalle :
undefined
